25 avril 2007

Pourquoi voter Ségolène Royal au second tour?

Ségolène Royal, candidate de la gauche caviar; source : http://www.cannes-solidaire.com/segolene-royal.html


Nicolas Sarkozy, champion de la bourgeoisie; source: http://www.syti.net/Sarkoscope.html




Je ne me fais pas d'illusions sur Ségolène Royal, je sais bien qu'elle manque de compétences et que son programme se réduit à presque rien. Je désapprouve sa façon individualiste et "people" de faire de la politique. Néanmoins, j'aurais voté pour elle au second tour si j'avais été français. Il est clair qu'elle ne fera rien si elle est élue, mais entre deux maux il faut choisir le moindre, et Nicolas Sarkosy est un homme dangereux, l'équivalent de Blocher, mais avec encore plus de pouvoir que lui.


S'il est élu, il va mener à l'aggravation de la crise interne et l'explosion de la violence. Il est absolument scandaleux de parler comme il le fait, et il aurait dû être poursuivi en justice pour insulte raciste pour avoir traité les jeunes des banlieues de "racailles à nettoyer au kärcher". Il dangereux et irresponsable pour un homme politique de spéculer sur les préjugés et la peur des gens pour être élu, cela mène à la rupture de la cohésion sociale et au dépérissement de la démocratie républicaine, sans résoudre aucun problème; d'ailleurs Sarkozy le sait fort bien, mais là n'est pas son but.


Et il est absolument faux de croire que le candidat de l'UMP va résoudre les problèmes d'insécurité, bien au contraire. La violence est en grande partie due à la précarité sociale, que la droite n'a aucunement l'intention de résoudre. Et les jeunes de banlieues issus de l'immigration sont d'autant plus poussés à la délinquance par le manque de perspectives économiques que par l'attitude raciste partout manifestée à leur égard, attitude raciste qui est souvent l'oeuvre de la justice et de la police. Au pays des droits de l'homme, ils sont presque ouvertement traités comme des citoyens de seconde catégorie! Et si Sarkozy est élu, lui qui publiquement les insulte, qu'elle raison auraient-ils encore des respecter un Etat désormais ouvertement contre eux?


Et comme les travailleurs français de souche seront, pour beaucoup d'entre eux hélas, amenés à approuver le discours sécuritaire et raciste de Sarkozy; la droite aura réussi un coup historique: diviser le peuple pour le rendre faible et d'autant plus facile à diriger. Divide ut regnes!. Mais la politique ultrasécuritaire de l'UMP a aussi un autre but, non point d'assurer la sécurité, ce qui, en passant, est le moindre des soucis de ces gens; mais d'instaurer un Etat policier bafouant librement les libertés démocratiques (tel que les Etats-Unis de Bush), ce qui permettra à la classe dirigeante de défendre son propre pouvoir, le prolétariat n'étant qu'un instrument de production comme un autre pour elle.


Et de l'autre main, Sarkozy continuera le démantèlement des acquis sociaux et la déréglementation de l'économie. Un Etat policier avec un capitalisme sauvage et sans sécurité sociale, un peuple divisé et une démocratie républicaine vidée de son contenu, telle est la rupture selon Nicolas Sarkozy!

05 avril 2007

Rémy Pagani au Conseil Administratif de la ville de Genève



Discours de Rémy Pagani, notre candidat au Conseil Administratif, devant l'assemblée des militants d'«A gauche toute!»:

Chères amies, chers amis, Camarades,
Je me présente aujourd’hui à votre suffrage, comme je me suis présenté hier devant l’assemblée générale de mon organisation politique solidaritéS. Lorsque nous avons formé notre liste en novembre de l’an passé, je ne désirai pas être en tête de liste de notre nouvelle formation, la 5ème place me convenait. De plus, j’ai dit que si j’étais en deuxième position, je ne solliciterais pas vos suffrages. Après les résultats de ce dimanche, chacun connaît mon score. À ce sujet, je tiens à remercier toutes les personnes présentes et celles qui m’ont fait confiance notamment au sein de AGT dans la mesure où j’ai bénéficié du score le plus important parmi les électrices et électeurs de notre formation.
Nous sommes dans une situation politique extrêmement délicate. En effet, contrairement à ce que nous croyions les effets de la politique d’austérité du gouvernement cantonal, notamment de déréglementation des services publics et d’attaque des couches populaires n’ont malheureusement pas suffisamment sensibilisé notre électorat.
Ils n’ont pas rejoint en masse le pôle de résistance que nous tentons de reconstruire à la gauche du PS. Nous avons souffert de plusieurs handicaps : le nom pas encore très connu de notre nouvelle formation, notre lenteur de réaction du fait des procédures démocratiques que nous nous sommes données, l’absence d’un magistrat sortant en tête de notre liste. Pourtant, nous devons être fier de notre résultat dans la mesure ou nous sommes passé devant les radicaux et devant le PdC et que nous avons participé au maintien d’une majorité qui se refuse encore aujourd’hui a accompagné le pillage du capital sur le travail tel que le pratique le gouvernement cantonal. Pour consolider notre jeune formation, plusieurs objectifs doivent impérativement êtres maintenus. Nous devons gagner les prochaines votations de mai et juin notamment sur la cinquième révision de l’AI et contre le bradage de l’aéroport, des TPG et des SIG. C’est un autre impératif que de former un groupe parlementaire au Conseil national pour résister à la politique de Blocher. Ces échéances sont décisives pour nous permettre, dans deux ans, de reprendre la place qui doit être la nôtre au Gand Conseil représentants des salariés auxquels nous nous associons tous les jours dans la défense de leurs conditions de vie et de travail.
L’échéance de la bataille pour le Conseil administratif doit s’inscrire complètement dans cette stratégie. C’est pourquoi si vous m’accordez votre confiance, je serai le porteur de notre projet dans ce bastion.
Au niveau municipal, nous avons élaboré longuement 13 engagements puis toute une série de propositions concrètes, je m’engage à les défendre et à les promouvoir, tout au long de la campagne, pour le Conseil Administratif et lorsque, si nous y parvenons, je siègerai au sein de ce conseil. Plus précisément et comme vous l’avez constaté, je désire poursuivre dans la voie tracée par Christian Ferrazino et André Hédiger notamment la construction de logement bon marché en ville et dans les zones périurbaines ainsi que d’engager un programme intensif de rénovation et d’entretien des logements de la Ville de Genève pour défendre les intérêts des milieux populaires.
La lutte contre toutes les exploitations me tient à cœur, c’est pourquoi je poursuivrai le travail militant que j’ai entrepris depuis de longues années d’émancipation de tous les salariés avec elles et eux et pour elle et eux. À ce sujet, je ne conçois pas qu’il soit possible d’être élu au Conseil Administratif sans qu’à chaque instant un dialogue s’instaure avec vous. Il faut être cohérent ! Si nous pensons que la reconstruction d’une organisation de résistance et de contre-proposition au néolibéralisme passe par le Conseil Administratif cela veut dire que nous devons repenser le rôle de ce bastion dans cette reconstruction et pour ce faire j’ai besoin de vous, comme notre mouvement à besoin de moi, pour tous ensemble faire de la politique un instrument de libération. Ai-je besoin de m’engager pour vous dire que je participerai régulièrement aux réunions d’A Gauche toute ! ainsi qu’à celle de solidaritéS ? Pour moi cela va de soi. J’ai été 8 années député de l’Alliance de Gauche, je n’ai presque jamais manqué une réunion de la coordination tous les lundis soir et une fois par mois de l’Alliance de Gauche à l’assemblée des délégués et aux comités de liaison.
Je mettrais les compétences qui sont les miennes : mon expérience politique et syndicale, de même que dans le social, mon activité professionnelle d’assistant social que j’ai exercée durant plus de 10 années, dans la construction et l’aménagement du territoire par le fait que j’ai été membre et président à de multiples reprises et durant 8 ans de la commission de l’aménagement et des travaux du Grand Conseil. De plus, cela fait 9 années que je participe avec d’autres membres de nos formations à la construction de logement dans le cadre d’une fondation Étatique pour les constructions de logements HBM. Enfin, j’ai été engagé durant plusieurs années sur le terrain aux Grottes. Cette expérience intensive pour la sauvegarde de ce quartier m’a donné de bonnes basses pour mon activité de députés. Je crois humblement que cet apprentissage me donne de solides appuis pour relever les défis que je me suis fixés.
Enfin comme vous le savez, je ne veux faire de l’ombre à personne, encore moins porter préjudice à notre œuvre commune de reconstruction, c’est pourquoi je me soumettrai sans aucun commentaire à votre verdict. La procédure de candidature tant à solidaritéS qu’à l’intérieur de nos organisations respectives telle qu’elle s’est déroulée ce soir me paraît conforme à notre volonté commune de faire vraiment vivre une nouvelle organisation politique démocratique à la gauche du PS. Cette coalition doit être un rempart pour la majorité de la population contre le capitalisme qui broie nos vies et celle de nos enfants, ce système salarial injuste qu’il faut combattre pour y mettre fin.

Référendum contre la LASI


Non aux économies sur le dos des plus démunis!
960 francs par mois, ce n’est pas assez pour vivre! Signez le référendum!
La majorité du Grand Conseil, appuyée par le Conseil d’Etat, vient de voter une nouvelle loi sur l’assistance publique, la Loi sur l’aide sociale individuelle (LASI), véritable instrument de régression sociale. Non seulement la LASI entérine des baisses de prestations, mais fait aussi dépendre le minimum vital de la signature d’un Contrat d’aide sociale individualisé (CASI)
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L’aide sociale est un droit!

L’aide sociale est un droit reconnu par la Constitution fédérale et les conventions internationales. Il s’agit d’une aide minimale pour ne pas se retrouver à la rue et être réduit à la mendicité pour survivre. Ce n’est donc pas une faveur! Or, le montant de l’entretien de base est dorénavant fixé par le Conseil d’Etat à 960 francs par mois pour une personne, 1469 francs pour deux, 1786 pour trois personnes. Pour vivre dignement, c’est insuffisant. Les forfaits pour l’abonnement TPG, les vêtements et le téléphone ont été supprimés. Pour obtenir 300 francs de plus, le demandeur doit atteindre des objectifs fixés dans un contrat, le CASI. Alors même que les possibilités de réinsertion offertes diminuent, les objectifs à atteindre risquent fort de se limiter à des critères subjectifs et n’être que des alibis. Le CASI institue de fait une aide sociale «au mérite» en rendant le demandeur entièrement responsable de sa situation sociale. S’il est évident qu’un suivi social est indispensable, le CASI réduit les assistants sociaux au rôle de contrôleur. On n’aide pas en humiliant et en soumettant au chantage. LASI et CASI visent en fait à réaliser des économies sur le dos des plus démunis, entre 20 et 30 millions de francs par an.

Nous sommes tous menacés

Alors que notre canton n’a jamais été aussi riche (Genève compte plus de 10 000 millionnaires), nous subissons un taux élevé de chômage. Les profits des entreprises et actionnaires explosent et pourtant des milliers de personnes ne trouvent pas de travail et sont obligées de recourir à l’assistance publique. La presse fait ses choux gras d’une poignée d’abus dans l’aide sociale. Pour ces quelques cas, on jette le discrédit sur l’ensemble des demandeurs. De nécessaires contrôles ne doivent pas entraîner une punition collective des demandeurs honnêtes qui souffrent d’être obligés de s’adresser à l’Hospice général. Les demandeurs ne sont, dans leur grande majorité, ni des abuseurs, ni des fainéants, mais des chômeurs en fin de droit ou en attente de l’AI, des jeunes sans formation, des familles monoparentales ou des travailleurs sous-payés qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Chaque salarié peut être licencié du jour au lendemain et se retrouver plus rapidement qu’on ne le croit à devoir solliciter l’assistance publique. Le durcissement des conditions d’octroi de l’AI et la suppression programmée des occupations temporaires pour les chômeurs vont encore gonfler le nombre des demandeurs de l’aide sociale.Qui sème la misère, récolte la colère!Elu en 2005, le Conseil d’Etat s’est engagé à ne pas baisser les prestations ni augmenter les impôts, et il prétend toujours poursuivre cette politique. Or qu’observe-t-on? Le Conseil d’Etat veut augmenter les impôts des retraités. Il a gelé les subventions aux EMS et aux hôpitaux, supprimé une partie de l’aide aux femmes divorcées et annulé la possibilité d’obtenir le subside à l’assurance maladie en cours d’année. Il remet en cause le logement social et s’attaque aux bénéficiaires de l’aide sociale. Il s’en prend aux plus faibles tandis qu’il favorise les riches qui deviennent toujours plus riches. Face à cette politique antisociale, nous résistons pour défendre nos droits! Salariés, chômeurs ou retraités, nous devons être solidaires.
Nous demandons que les bénéficiaires de l’aide sociale soient assurés de percevoir un revenu permettant de vivre dignement, dont les montants seraient inscrits dans la loi, et de bénéficier de réelles mesures d’accompagnement social et de réinsertion professionnelle.

Signez et faites signer ce référendum! Pour le télécharger, allez sur
http://www.lasi-non.org/refLASI.pdf. A renvoyer avant le 10 mai 2007 au Comité référendaire contre la LASI, case postale 5407, 1211 Genève 11